Manu Dibango - Cubafrica

Tracklist

Side A
1.
Cielito Lindo
Manu Dibango
03:15
2.
Carnaval
Manu Dibango
05:51
3.
Rumba Makossa
Manu Dibango
04:37
4.
Son De La Loma
Manu Dibango
04:19
5.
Cerisiers Roses et Pommiers Blancs
Manu Dibango
04:24
Side B
1.
Yerberito
Manu Dibango
04:58
2.
Quizas, Quizas, Quizas
Manu Dibango
06:35
3.
Promesa
Manu Dibango
03:35
4.
El manicero
Manu Dibango
05:45
5.
El paralitico
Manu Dibango
04:51
6.
Cosita linda
Manu Dibango
03:06

Information


  • Artist : Manu Dibango
  • Label : Soul Makossa
  • Format : 1 x 12" (140g)
  • CountryFrance
  • GenresAfricanSoul-Jazz
  • Pressing2000 Copies
  • Estimated delivery dateDelivery within 2 to 7 days

Description

'Afro-cuban : that term which sets the world on fire, from rumba to boléro, mambo to cha-cha- cha, before salsa, that 70's spicy sauce, took over from the others. But to speak truly, since the mists of times (of slavery), both Africa and Cuba aim to vamp that umbilical cord. The most recent example, CubAfrica, a record born from the reunion of a master from Africa and this very living institution from Cuba, during a show around Albi (in the south of France) where they were both headlining in spring 1996. Manu Dibango's sax melted perfectly with the rural music of Eliadès Ochoa and his Cuarteto Patria, here's the beginning of an idea.

Talking about latino music, Manu Dibango has an history with it. First, during the early 60's, from Douala to Abidjan and Paris, he was surrounded by as much cuban tempos as afro, and a lot of descarga, this typical afro-cuban jam sessions with a spicy jazzy touch, which were back in the circumstances back in the days. Later on, in the 70’s, invited in Puerto Rico by the Fania All Stars, this dreamy salsa big band at its highest, Manu dressed his anthemic hit "Soul Makossa", for a show (and then a record) of anthology.

There was nothing more natural for him than diving again in the cuban bath. This time, he crossed the sound barrier with this Cuarteto Patria, a standard combo in the cuban music, founded 60 years ago and handled by Eliadès Ochoa, this master of Très the ancestral cuban guitar, in 1978. He just achieved another magic meeting, the one of Buena Vista Social Club' record, next to Compay Segundo, Rubén González and Ry Cooder.

In Paris, back from Albi, an idea started to tickle Manu, Eliadès and... Gilbert Castro, boss of Celluloïd-Mélodie. They high fived each other, been agree on the repertoire and then get to Davout studio the day after. They tweak the arrangements right at the studio with the help of Ernesto "Tito" Puentes and Hughes de Courson, Lambarena' producer.
In two days, everything's almost ready. Jerry Malekani, Manu's guitar player will add a few things on it.

CubAfrica is a seductive guided tour around the garden of latinos' classics, with that Creole' smell. Latinos but not only cuban, this record is a walk toward mexican Cielito Lindo or Cerezo Rosa, this french sweet made by André Claveau and spiced by Perez Prado.

A repertoire that even newcommers are able to hum, due to such a patrimonial status, spread by Cubans and their African partner in crime, round- shaping sounds for a spontaneous result: the black continent and the Caribbean island aren't on the edge of losing the bond between them.'

Rémy Kolpa Kopoul

Manu Dibango, saxophone, piano, vibraphone, Marimba, chant, compositeur, arrangeur, chef d’orchestre, né le 12 décembre 1933 à Douala au Cameroun et mort le 24 mars 2020 à Melun à l'age de 86 ans. En mars 1949, alors qu’il n’a que 15 ans, Manu Dibango arrive en France. Il débarque à Marseille après 30 jours de bateau et est accueilli à Saint Calais dans la Sarthe, par la famille Chevalier. Après le collège Jules Ferry à Saint-Calais, il poursuit ses études à Reims puis à Paris.

Dès 1953, entre Paris et Bruxelles, il se consacre à la musique, son unique passion, et devient professionnel à la fin des années 50. De France, il émigra en Belgique où il vécut presque en permanence pendant 5 ans. A Bruxelles, il fréquente les boîtes de jazz et s’impose comme un excellent musicien où il joue avec les meilleurs musiciens belges et étrangers. Il grave plusieurs disques dans des marques différentes, mais c’est surtout sa collaboration avec Kabassélé et l’African Jazz qui le firent connaître du public africain. Pour la 1ère fois, en 1964, avec son African Soul Quintet, un Africain va enregistrer du jazz. De retour en France, Manu se fait remarquer et accompagne les vedettes de la chanson française. Il collaborera notamment avec Nino Ferrer dont il devient le chef d’orchestre, Mike Brandt, Dick Rivers, Michel Fugain....

En 1972 : « Soul Makossa « déferle sur les ondes aux Etats Unis et devient un tube planétaire, et met Manu et son saxophone sous le feu des projecteurs. Plus de 30 ans ont passé, et ce titre est toujours d’actualité car tout simplement « le plus samplé ». De Michaël Jackson, Rihanna à Caméo, Full Force, C&C Factory, Jay Z, ou encore Jennifer Lopez ; rares sont ceux qui ont pu résister au son de MAMAKO, MAMASA, MAMAMAKOSA sans en faire usage. Mais, ce serait trop simple de réduire la carrière de Manu au succès de « SoulMakossa », à voir sa discographie impressionnante. Symbole de la musique world puisqu’il a voyagé sur tous les continents, aussi bien pour sa musique que pour son action humanitaire, Manu Dibango représente l’émergence de la musique World. Il aime le Gospel qui lui rappelle son enfance, et est l’ambassadeur de l’éclosion de l’Acid-jazz. Tout ça pour un seul homme. Ingrédient épicé de la scène musicale internationale, il vogue sur les courants musicaux comme il respire. Son nomadisme musical l’a amené récemment à collaborer avec des orchestres classiques tels que l’Orchestre Symphonique de Rotterdam (Metropole Orchestra), et plus récemment avec l’Orchestre de Paris. Manu représente à lui tout seul, six décennies après ses débuts sur les scènes Bruxelloises, le métissage des musiques africaines et du Jazz.

Artiste de l’UNESCO pour la Paix, Manu veut mettre son expérience et sa notoriété au service de l’universalité culturelle. Comme à son habitude, il veut bâtir un pont plus vibrant entre l’Afrique et l’occident, à travers la Culture, car, pour le citer « on ne peut pas peindre du blanc sur du blanc, du noir sur du noir ; nous sommes tous les révélateurs les uns des autres ». Il décède à 86 ans, le 24 mars 2020 à l'hôpital de Melun, deux semaines après avoir été hospitalisé, des suites du Covid-19. Il demeurera dans les esprits un artiste infiniment respectable, toujours en avance sur son époque et dont on ne cessera pas de redécouvrir le génie qu'il a apporté à la Musique tout au long de sa carrière.