Afrovision - Manu Dibango - Vinyle en édition limitée

Tracklist

Side A
1.
Big Blow
Manu Dibango
05:42
2.
Dakar Streets
Manu Dibango
04:35
3.
Aloko Party
Manu Dibango
05:33
4.
Bayam Sell'am
Manu Dibango
05:54
Side B
1.
Baobad Sun 7
Manu Dibango
07:03
2.
Afrovision
Manu Dibango
05:23
3.
Big Blow Extended version
Manu Dibango
08:00

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Informations


Description

L’album Afrovision, de 1976, le prouve : après avoir fait sa marque en 1972, Manu Dibango brûle de montrer avec cet album la diversité de sa musique et sa capacité à suivre les courants et les tendances.
Bien entendu, une pièce disco était de rigueur sur tout album paru en 1976. Afrovision démarre donc avec le pétillant et percutant Big Blow. Comme pour dire « maintenant que vous avez eu ce que vous vouliez, suivez-moi ». il enchaîne avec le surprenant, et exempt de saxo, Streets of Dakar, avec ses percussions mélodiques, sa guitare slide qui miaule et son groove souple et élastique.
Le niveau d’énergie remonte d’un cran avec les titres Aloko Party et Bayam Sell’am, et les pistes de danse de remplissent, puis vient Baobab Sun 7, qui non seulement met en valeur le brio de Dibango au vibraphone (tout comme la pièce-titre en finale), mais qui témoigne d’une forte inclination jazz fusion, direction que Dibango explorera plus avant dans les années suivantes.
Et l’album se termine par le titre Afrovision, avec son groove afrobeat, son orgue plein de punch et ses couches de guitare.
Un vrai classique.

Manu Dibango, saxophone, piano, vibraphone, Marimba, chant, compositeur, arrangeur, chef d’orchestre, né le 12 décembre 1933 à Douala au Cameroun et mort le 24 mars 2020 à Melun à l'age de 86 ans. En mars 1949, alors qu’il n’a que 15 ans, Manu Dibango arrive en France. Il débarque à Marseille après 30 jours de bateau et est accueilli à Saint Calais dans la Sarthe, par la famille Chevalier. Après le collège Jules Ferry à Saint-Calais, il poursuit ses études à Reims puis à Paris.

Dès 1953, entre Paris et Bruxelles, il se consacre à la musique, son unique passion, et devient professionnel à la fin des années 50. De France, il émigra en Belgique où il vécut presque en permanence pendant 5 ans. A Bruxelles, il fréquente les boîtes de jazz et s’impose comme un excellent musicien où il joue avec les meilleurs musiciens belges et étrangers. Il grave plusieurs disques dans des marques différentes, mais c’est surtout sa collaboration avec Kabassélé et l’African Jazz qui le firent connaître du public africain. Pour la 1ère fois, en 1964, avec son African Soul Quintet, un Africain va enregistrer du jazz. De retour en France, Manu se fait remarquer et accompagne les vedettes de la chanson française. Il collaborera notamment avec Nino Ferrer dont il devient le chef d’orchestre, Mike Brandt, Dick Rivers, Michel Fugain....

En 1972 : « Soul Makossa « déferle sur les ondes aux Etats Unis et devient un tube planétaire, et met Manu et son saxophone sous le feu des projecteurs. Plus de 30 ans ont passé, et ce titre est toujours d’actualité car tout simplement « le plus samplé ». De Michaël Jackson, Rihanna à Caméo, Full Force, C&C Factory, Jay Z, ou encore Jennifer Lopez ; rares sont ceux qui ont pu résister au son de MAMAKO, MAMASA, MAMAMAKOSA sans en faire usage. Mais, ce serait trop simple de réduire la carrière de Manu au succès de « SoulMakossa », à voir sa discographie impressionnante. Symbole de la musique world puisqu’il a voyagé sur tous les continents, aussi bien pour sa musique que pour son action humanitaire, Manu Dibango représente l’émergence de la musique World. Il aime le Gospel qui lui rappelle son enfance, et est l’ambassadeur de l’éclosion de l’Acid-jazz. Tout ça pour un seul homme. Ingrédient épicé de la scène musicale internationale, il vogue sur les courants musicaux comme il respire. Son nomadisme musical l’a amené récemment à collaborer avec des orchestres classiques tels que l’Orchestre Symphonique de Rotterdam (Metropole Orchestra), et plus récemment avec l’Orchestre de Paris. Manu représente à lui tout seul, six décennies après ses débuts sur les scènes Bruxelloises, le métissage des musiques africaines et du Jazz.

Artiste de l’UNESCO pour la Paix, Manu veut mettre son expérience et sa notoriété au service de l’universalité culturelle. Comme à son habitude, il veut bâtir un pont plus vibrant entre l’Afrique et l’occident, à travers la Culture, car, pour le citer « on ne peut pas peindre du blanc sur du blanc, du noir sur du noir ; nous sommes tous les révélateurs les uns des autres ». Il décède à 86 ans, le 24 mars 2020 à l'hôpital de Melun, deux semaines après avoir été hospitalisé, des suites du Covid-19. Il demeurera dans les esprits un artiste infiniment respectable, toujours en avance sur son époque et dont on ne cessera pas de redécouvrir le génie qu'il a apporté à la Musique tout au long de sa carrière.