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Gone Clear (Gatefold 2LP) - Manu Dibango - Vinyle en édition limitée

Tracklist

1
Face A
1.
Full Up
Clement Dodd
04:32
2.
Goro City
Manu Dibango
08:34
3.
Doctor Bird
Manu Dibango
05:03
Face B
4.
Frozen Soul
Leroy Sibbles and Jackie Mittoo
04:02
5.
Tek Time
Manu Dibango
07:01
5.
Happy Feeling
Manu Dibango
06:26
2
Face A
1.
Ca Va Chouia
Manu Dibango
05:56
2.
Bona Sango
Manu Dibango
04:47
3.
Kumbele Style
Manu Dibango
06:00
Face B
1.
Night Jet
Manu Dibango
06:43
2.
Choc'n'Soul
Manu Dibango
05:18
3.
Reggae Makossa
Manu Dibango
06:37

Informations


  • Artist : Manu Dibango
  • Label : Soul Makossa
  • Format : 2 x 12" (140g)
  • Pochette : Gatefold
  • PaysCameroun
  • GenresAfrobeatReggae
  • Pressage1000 Copies
  • Date de livraison prévueLivraison en 2 à 7 jours

Description

DOUBLE GATEFOLD - 2LP

Gone Clear, la quintessence du reggae et du groove tels que Manu Dibango les conçoit.

Après un séjour au Nigeria et une tournée intense avec l’Orchestre de la Radio-Télévisée Ivoirienne, le saxophoniste camerounais débarque pour la 1ère fois à Kingston en Jamaïque, en 1976, à quelques pas de la maison de Bob Marley (Il passe d’ailleurs le saluer chaque jour sur le chemin du studio « pour dire bonjour » !). C’est avec la crème des musiciens de l’époque (Robbie Shakespeare et Sly Dunbar, Randy et Michael Brecker, Lou Marini...) et dans le légendaire Dynamic Sounds Studios qu'il a conçut cet album.

Loin des textes militants habituels de ce style, le reggae de Manu invite volontiers à « chiller », soutenu par des chœurs d’une efficacité redoutable. Cet album est aussi très métissé, comme la plupart de ses albums, mêlant inspirations africaines, jamaïcaines, ou encore américaines avec le funk dansant dans des titres comme Goro City ou Happy feeling.

Cerise sur le gâteau, son tube « Soul Makossa » - samplé sans autorisation par Michael Jackson et Rihanna quelques années plus tard - est arrangé à la sauce caribéenne en version plus lente, rebaptisé « Reggae Makossa ».

S’il est une chose que l’on peut saluer ici, c’est la capacité de Manu Dibango à composer du reggae dans le respect des traditions tout en y apportant sa touche personnelle. On le constatera plus tard de la même manière avec l’album Cubafrica, où Manu sût s’entourer des meilleurs musiciens cubains (le Quarteto Patria) pour livrer un album afro-cubain de très haute facture, ajoutant une nouvelle pierre précieuse à sa fabuleuse discographie.

Manu Dibango

Manu Dibango, saxophone, piano, vibraphone, Marimba, chant, compositeur, arrangeur, chef d’orchestre, né le 12 décembre 1933 à Douala au Cameroun et mort le 24 mars 2020 à Melun à l'age de 86 ans. En mars 1949, alors qu’il n’a que 15 ans, Manu Dibango arrive en France. Il débarque à Marseille après 30 jours de bateau et est accueilli à Saint Calais dans la Sarthe, par la famille Chevalier. Après le collège Jules Ferry à Saint-Calais, il poursuit ses études à Reims puis à Paris.

Dès 1953, entre Paris et Bruxelles, il se consacre à la musique, son unique passion, et devient professionnel à la fin des années 50. De France, il émigra en Belgique où il vécut presque en permanence pendant 5 ans. A Bruxelles, il fréquente les boîtes de jazz et s’impose comme un excellent musicien où il joue avec les meilleurs musiciens belges et étrangers. Il grave plusieurs disques dans des marques différentes, mais c’est surtout sa collaboration avec Kabassélé et l’African Jazz qui le firent connaître du public africain. Pour la 1ère fois, en 1964, avec son African Soul Quintet, un Africain va enregistrer du jazz. De retour en France, Manu se fait remarquer et accompagne les vedettes de la chanson française. Il collaborera notamment avec Nino Ferrer dont il devient le chef d’orchestre, Mike Brandt, Dick Rivers, Michel Fugain....

En 1972 : « Soul Makossa « déferle sur les ondes aux Etats Unis et devient un tube planétaire, et met Manu et son saxophone sous le feu des projecteurs. Plus de 30 ans ont passé, et ce titre est toujours d’actualité car tout simplement « le plus samplé ». De Michaël Jackson, Rihanna à Caméo, Full Force, C&C Factory, Jay Z, ou encore Jennifer Lopez ; rares sont ceux qui ont pu résister au son de MAMAKO, MAMASA, MAMAMAKOSA sans en faire usage. Mais, ce serait trop simple de réduire la carrière de Manu au succès de « SoulMakossa », à voir sa discographie impressionnante. Symbole de la musique world puisqu’il a voyagé sur tous les continents, aussi bien pour sa musique que pour son action humanitaire, Manu Dibango représente l’émergence de la musique World. Il aime le Gospel qui lui rappelle son enfance, et est l’ambassadeur de l’éclosion de l’Acid-jazz. Tout ça pour un seul homme. Ingrédient épicé de la scène musicale internationale, il vogue sur les courants musicaux comme il respire. Son nomadisme musical l’a amené récemment à collaborer avec des orchestres classiques tels que l’Orchestre Symphonique de Rotterdam (Metropole Orchestra), et plus récemment avec l’Orchestre de Paris. Manu représente à lui tout seul, six décennies après ses débuts sur les scènes Bruxelloises, le métissage des musiques africaines et du Jazz.

Artiste de l’UNESCO pour la Paix, Manu veut mettre son expérience et sa notoriété au service de l’universalité culturelle. Comme à son habitude, il veut bâtir un pont plus vibrant entre l’Afrique et l’occident, à travers la Culture, car, pour le citer « on ne peut pas peindre du blanc sur du blanc, du noir sur du noir ; nous sommes tous les révélateurs les uns des autres ». Il décède à 86 ans, le 24 mars 2020 à l'hôpital de Melun, deux semaines après avoir été hospitalisé, des suites du Covid-19. Il demeurera dans les esprits un artiste infiniment respectable, toujours en avance sur son époque et dont on ne cessera pas de redécouvrir le génie qu'il a apporté à la Musique tout au long de sa carrière.